Aperçu du marché de l’emploi au Canada par Actalent : aperçu des tendances du troisième trimestre 2025
Le rapport trimestriel d’Actalent sur le marché de l’emploi et l’économie met en relation des données et des tendances importantes dans le domaine du recrutement en génie et en sciences au Canada. Les lecteurs peuvent s’attendre à en apprendre davantage sur la croissance de l’emploi, la croissance des salaires, l’inflation, les taux de chômage, les taux de participation au marché du travail et d’autres facteurs clés qui ont un impact sur l’attraction, l’embauche et la rétention des travailleurs.
Résumé
Le marché de l’emploi au Canada a perdu 45 900 emplois au troisième trimestre de 2025, un revirement complet par rapport aux 99 300 emplois créés au deuxième trimestre. Les secteurs de l’information, de la culture et du divertissement ont connu la perte la plus importante, perdant 40 200 emplois, alors que les secteurs de l’alimentation et des services ont connu la meilleure croissance, gagnant 23 100 emplois pendant le trimestre. Le marché de l’emploi a continué à subir des vents contraires tout au long du troisième trimestre en raison, par exemple, de l’incertitude croissante entourant les politiques commerciales internationales. Le marché de l’emploi au Canada a perdu 40 800 emplois en juillet et 65 500 en août, avant d’en gagner 60 400 en septembre.
Le taux de chômage est passé d’une moyenne de 6,9 % au deuxième trimestre à 7,0 % au troisième trimestre de 2025.
Parmi les secteurs d’activité soutenus par Actalent, les taux de chômage du T3 2025 étaient les suivants : soins de santé (1,7 %), services publics (2,5 %), services professionnels, scientifiques et techniques (3,0 %), fabrication (3,7 %), et construction (6,4 %).
L’inflation sur un an est restée proche de la cible de 2,0 % de la Banque du Canada (BdC) en juillet et en août, mais elle a commencé à monter en septembre pour atteindre 2,4 %. Après avoir maintenu son taux directeur en juillet, la Banque du Canada l’a fait baisser de 25 points de base lors de sa réunion de septembre. La décision était motivée par des signes d’affaiblissement de l’économie, d’assouplissement du marché de l’emploi et de baisse des tensions inflationnistes. Malgré un indice des prix à la consommation élevé en septembre, de nombreux économistes s’attendent à une autre baisse des taux d’intérêt lors de la prochaine réunion de la Banque du Canada.
Le salaire horaire moyen annuel de tous les employés a augmenté de 3,3 % entre le T3 2024 et le T3 2025, le même chiffre que la croissance salariale annuelle observée au T2. En termes de salaires « réels » (ajustés pour l’inflation), les salaires ont continué de surpasser l’inflation.